TAHAR BEN JELLOUN

 / Photo © Francesca Mantovani / 

ÉLÉMENTS DE BIOGRAPHIE

 

Je suis né à Fès le 15 décembre 1947.

J'ai fréquenté d'abord l'école coranique du quartier, ensuite, à 6 ans je suis entré à l'école primaire franco-marocaine bilingue. Le matin l'enseignement était donné en français, l'après-midi en arabe. L'école était dirigée par un Français.

En 1955, mes parents déménagent à Tanger où je rejoins avec mon frère l'école primaire du détroit où je passe le certificat d'études primaires.

En 1956 j'entre au lycée Ibn Al Khatib. Enseignement à majorité francophone.

Après le brevet je passe au lycée français Regnault où j'obtiens mon baccalauréat en 1963.

À Rabat, études de philosophie.

 

23 mars 1965 : manifestations d'étudiants et de lycéens dans les grandes villes du Maroc. Répression, arrestations.

Juillet 1966 : Mes études de philosophie sont interrompues ; je suis envoyé dans un camp disciplinaire de l'armée (à El Hajeb puis à Ahermemou dans l'Est du Maroc) avec 94 autres étudiants soupçonnés d'avoir organisé les manifestations de mars 65

Je suis libéré en janvier 1968 et je reprends mes études.

Octobre 1968 : je rejoins mon premier poste d'enseignant au lycée Charif Idrissi à Tétouan où je suis le premier professeur de philo dans cet établissement.

Je publie la même année mon premier poème " l'Aube des dalles " dans la revue " Souffles " écrit en cachette dans le camp disciplinaire.

Octobre 1970 : je suis muté au lycée Mohamed V à Casablanca. J'ai peu enseigné durant cette année à cause des grèves des lycéens. Les éditions Atalantes, rattachées à Souffles que dirigeait le poète Abdellatif Laabi publient mon premier recueil de poésie " Hommes sous linceul de silence " préfacé par Abraham Serfaty.

J'arrive le 11 septembre 1971 à Paris. François Maspero publie mes poèmes et Maurice Nadeau mon premier roman "Harrouda". 

Depuis plusieurs ouvrages publiés au Seuil dont "La Nuit sacrée" Prix Goncourt 1987. Je rejoins la maison Gallimard en 2006 où je publie "Partir". 

2010, j'abandonne les gribouillages et dessins pour peindre sur toile. Je fais ma première exposition de peinture le 18 avril 2013 au Musée San Salvatore in Lauro à Rome. 

TBJ

BIBLIOGRAPHIE

Ses actualités littéraires

Janvier 2019 - L'insomnie

Gallimard

Avril 2019 - Douleur et lumière du monde

Gallimard

AUTRES PUBLICATIONS

  • Les Cicatrices du soleil, 1972 (Maspero)

  • Hommes sous linceul de silence, 1971 (éditions Atalantes)

  • Harrouda, 1973 - rééd. Gallimard, 2010

  • La Réclusion solitaire, 1976 (Denoël)

  • Les amandiers sont morts de leurs blessures, 1976 (Maspero)

  • La Mémoire future, 1976 (Maspero)

  • La Plus Haute des solitudes, 1977 (Seuil)

  • Moha le fou, Moha le sage, 1978, (Seuil)

  • À l’insu du souvenir, poèmes, 1980

  • La Prière de l'absent, 1981 (Seuil)

  • L’Écrivain public, récit, 1983 (Seuil)

  • Hospitalité française, 1984 (Seuil)

  • L’Enfant de sable, 1985 (Seuil)

  • La Nuit sacrée, 1987, (Seuil), prix Goncourt

  • Jour de silence à Tanger, 1990 (Seuil)

  • Les Yeux baissés, 1991 (Seuil)

  • Alberto Giacometti, 1991 (Flohic)

  • La Remontée des cendres, 1991 (Seuil)

  • L’Ange aveugle, nouvelles, 1992 (Seuil)

  • Éloge de l'amitié, 1994 (Seuil)

  • L’Homme rompu, 1994 (Seuil)

  • Poésie complète, 1995

  • Le premier amour est toujours le dernier, 1995 (Seuil)

  • Les raisins de la galère, 1996 (Fayard)

  • La Nuit de l'erreur, 1997 (Seuil)

  • Le Racisme expliqué à ma fille, 1997 (Seuil)

  • L’Auberge des pauvres, 1997 (Seuil)

Des livres traduits dans le monde entier

  • L'Enfant de sable (1985) et La Nuit sacrée, Prix Goncourt 1987, ont été traduits en quarante-trois langues dont – en plus de l'arabe, de l'anglais et des langues européennes – l'indonésien, le vietnamien, le hindî, l'hébreu, le japonais, le coréen, le chinois, etc.

  • Le Racisme expliqué à ma fille est traduit en trente-trois langues, dont trois des onze langues principales d'Afrique du Sud (l'afrikaans, le swati et l'ixixhosa), le bosniaque et l'espéranto.

  • La plupart de ses livres ont été traduits en arabe, certains par l'auteur lui-même.

PRIX ET HOMMAGES

  • 1976 : prix de l'amitié franco-arabe pour Les amandiers sont morts de leurs blessures

  • 2005 : prix Ulysse pour l'ensemble de son œuvre

  • juin 2004 : prix IMPAC, reçu à Dublin, décerné par un jury international après une sélection faite par 162 bibliothèques et librairies anglo-saxonnes pour Cette aveuglante absence de lumière

  • 1987 : prix Goncourt pour La Nuit sacrée

  • 20 juillet 2010 : prix international de poésie Argana, décerné par la Maison de poésie du Maroc

  • 21 juin 2011 : prix de la paix Erich-Maria-Remarque pour son essai L'Étincelle — Révolte dans les pays arabes

  • Docteur honoris causa de l'université catholique de Louvain (1993)

  • Docteur honoris causa de l'université de Montréal (2008)

  • L'astéroïde (29449) Taharbenjelloun a été nommé en son honneur.

"J'essaie de peindre la lumière du monde"

© France 3 IDF

Peintre renommé, exposant dans de nombreux musées et galeries, Tahar Ben Jelloun conjugue avec le mouvement de son pinceau instinct et réflexion, ouvre des portes lumineuses sur le monde

© 2019 Académie Goncourt.

Rédaction: Françoise Rossinot. Créé par Storyboros .

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